Ce sont trois espèces de coléoptères, de la famille Curculionidae (Scolytinae), très similaires entre elles. Le T.piniperda et le T.minor se retrouvent dans des régions à climats froids, alors que le T.destruens se retrouve dans les régions côtières. La principale différence est, alors que les adultes de T.piniperda et T.minor passent l’hiver sans activité, les adultes de T.destruens se maintiennent actifs depuis le mois de septembre jusqu’au mois d’avril, période pendant laquelle ils réalisent les pontes dans les troncs tout en se déplaçant aux bourgeons terminaux pour s’alimenter. Les adultes mesurent 4-5 mm et les larves peuvent atteindre jusqu’à 6 mm.
Il est possible de constater la mort des arbres à partir de la fin de l’hiver jusqu’au début de l’été. Sur l’écorce des arbres nous pouvons observer les orifices de pénétration des insectes, accompagnés souvent d’une exsudation de résine (
Fig. a), ainsi que les orifices circulaires de sortie (
Fig. b). Chaque espèce réalise des galeries caractéristiques, en forme d’arête de poisson verticale dans le cas de T.piniperda et T.destruens, et en forme très aplatie en “V” dans le cas de T.minor. Dans les deux cas, il est caractéristique que les galeries des larves soient perpendiculaires par rapport aux galeries maternes. Nous pouvons aussi apprécier les extrémités des brindilles sèches et brisées, et trouées à l’intérieur. Les dégâts causés aux brindilles de la cime ne sont pas importants, alors que les perforations dans le tronc sont quant à elles importantes, dans la mesure où elles peuvent provoquer la mort de l’arbre par annelage.

Fig. a – Larvaes perforant le cambium sous-cortical d’un exemplaire de pin.

Fig. b – Exsudation de résine produite par l’orifice de pénétration de l’insecte adulte.
Pour un bon contrôle, réaliser des traitements avec ENDOterapia Vegetal® quand l’insecte se trouve à sa phase d’alimentation aux petites brindilles, et avant de que ne se produise l’attaque au tronc. En cas d’affections au niveau du tronc, le traitement peut ne pas être efficace, en fonction de la quantité de vaisseaux conducteurs collapsés de l’arbre par les perforations réalisées par l’insecte.